Les 10 premiers doctorants du programme doctoral européen EDENE ont soutenu leur thèse entre septembre et décembre 2024

Les 10 premiers doctorants du programme doctoral européen EDENE ont soutenu leur thèse entre septembre et décembre 2024

Après trois années de travail rigoureux aux côtés de leur directeurs et co-directeurs de thèse, marquées par une implication exemplaire dans leurs projets de recherche, les 10 premiers doctorants du programme doctoral européen EDENE ont brillamment soutenu leur thèse entre septembre et décembre 2024.

Grâce à leur engagement, ils ont contribué à des avancées significatives dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, explorant une large diversité de disciplines scientifiques et technologiques et ouvrant la voie à de nouvelles perspectives pour relever les défis sociétaux et environnementaux actuels.


Un hommage artistique original

Le duo béarnais Plop & Kankr (Julie Besombes et Simon Baert), reconnu pour ses dessins de presse régionale, nationale et internationale, collabore avec l’UPPA pour vulgariser les sciences par le dessin de presse et la bande dessinée. Pour EDENE, le duo a originalement illustré et personnifié les recherches des doctorants, offrant un éclairage créatif et accessible de leurs travaux.

Les doctorants et leurs contributions

En haut, de gauche à droite :
  • Giovana Aibara Paschoal (Chimie des polymères, IPREM), sous la direction de Didier Bégué et Roger Hiorns, a développé des modélisations pour comprendre l’influence de la structure moléculaire des agrégats sur les propriétés électroniques des matériaux. Ses travaux offrent un guide théorique précieux pour concevoir de nouveaux matériaux pour une absorption de lumière idéale dans les dispositifs photovoltaïques organiques.

  • Andrew Wilson (Génie civil, LFCR), sous la direction de David Grégoire, a mené des recherches sur des matériaux cimentaires innovants et respectueux de l’environnement en explorant l’utilisation des coquilles de mollusques comme alternative durable aux agrégats naturels. Son travail a démontré la faisabilité de formuler des bétons et mortiers en intégrant des agrégats issus de coquilles ainsi que du ciment sans clinker activé par des alkalis (AAS).

  • Luanna Cavalcanti Rebecchi de Moura (Physico-chimie des matériaux, IPREM), sous la direction de Bertrand Charrier et Eduardo José Robles Barrios, a travaillé sur des hydrogels biosourcés pour améliorer la rétention d’eau dans le sol, ouvrant la voie à des solutions durables pour l’agriculture.

  • Sonia Aït Hamouda (Physique, LFCR), sous la direction de Peter Moonen, a travaillé sur l'observation par tomographie à rayons X des processus de dégradation dans les batteries à électrolyte solide. Elle a développé une méthodologie innovante couplant des observations expérimentales à des simulations sur un jumeau numérique, ce qui permet d'avoir accès à des quantités non observables comme la distribution de température.
Tout en haut
  • Ibtissem Lannabi (Mathématiques, LMAP), sous la direction de Vincent Perrier et Jonathan Jung, s’est consacrée à la simulation numérique d'écoulements de fluides à faibles nombres de Mach, modélisés par le système d'Euler compressible. Son travail met en évidence les défis liés à la modification de la diffusion numérique pour obtenir des méthodes à la fois stables et précises pour les écoulements à faible nombre de Mach.
En bas, de gauche à droite :
  • Mohamed Rozki (Physique, SIAME), sous la direction de Stéphane Abadie et Denis Morichon, a approfondi la compréhension des processus liés à l’impact des vagues sur les structures côtières, avec des applications pratiques pour la protection des littoraux.

  • Aleksandra Izdebska (Chimie analytique, IPREM), sous la direction de Katarzyna Bierla, s’est intéressée à l’analyse de la spéciation des composés de l’arsenic ainsi que son application à des échantillons d'arbres. Elle a pu montrer notamment que les plantes exposées à l'acide diméthylarsinique ont une réponse nettement différente par rapport à celles soumises à des formes inorganiques d'arsenic, principalement en ce qui concerne l'accumulation d'arsenic dans les feuilles.

  • Alba Rodriguez Otero (Chimie analytique, IPREM et Université de Copenhague), sous la direction de Brice Bouyssiere et Jan Christensen, a étudié la silice dérivée de balle de riz comme matériau adsorbant durable pour éliminer des polluants des eaux usées, proposant des solutions pratiques et écologiques pour le traitement des eaux.

  • Sofia Roucan (Génie civil, SIAME), sous la direction de Céline Perlot-Bascoulès et Antonin Fabbri de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l'État, a démontré la capacité des enduits en terre crue à réguler passivement les concentrations de CO₂, offrant des perspectives pour des constructions plus saines et écologiques.

  • Aimene Gouasmi (Mathématiques, LMAP), sous la direction de Daniela Capatina, a travaillé sur la reconstruction de flux numériques conservatifs en lien avec la méthode CutFEM, contribuant à une meilleure estimation d’erreur et à une conservation précise des flux pour les problèmes elliptiques complexes.

Un avenir prometteur

Ces 10 jeunes chercheurs ont marqué leur passage à l’UPPA au sein de leur laboratoire par des avancées scientifiques de grande valeur. L’UPPA, le Centre des études doctorales, l’école doctorale Sciences Exactes et leurs Applications ainsi que l’équipe de management du programme EDENE et les partenaires du programme leur adressent leurs plus sincères félicitations et leur souhaitent un brillant avenir ! Ils expriment également leur gratitude envers les encadrants et les laboratoires qui ont joué un rôle clé dans l’accompagnement et la réussite de ces travaux de recherche.

 

Ce projet a reçu un financement du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020 de l'Union européenne dans le cadre des actions Marie Skłodowska-Curie, accord de subvention n°945416.

 

 

 

Par Gilles Carbou, Elisabeth Tinseau - Centre des études doctorales, EDENE